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En vente au Moulin de Claude François




 
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Sur les traces de Claude François

Extrait 8

Place Claude François
Boulevard Exelmans

Arrivé à la hauteur de l’immeuble de Claude, je zoome et je cadre le dessus de l’immeuble. J’ai l’impression d’être projeté tout entier vers le toit, là où se trouve la terrasse où Claude a pris son dernier bain de soleil, quelques minutes avant l’ultime rencontre avec son destin. Je peux apercevoir les plantes et les arbustes qui longent la rambarde située du côté du boulevard. Le ciel est d’un bleu parfait, pas un seul nuage n’oserait interrompre ce flirt entre mon objectif et le ciel limpide du 16ème arrondissement. Je cadre le dernier étage, les vitres de droite du 9ème étage sont celles de la chambre de Claude, celle où il dormait, où il cherchait le sommeil, celle où il fut alité pour la dernière fois, mort. Les vitres à gauche de celles de la chambre sont celles de la salle de bain de l’époque, l’endroit maudit où il a pris la décharge mortelle ; juste derrière ces deux vitres, derrière deux tentures brodées aux initiales CF, un demi-mètre derrière, une décharge électrique transperçait le corps de Claude, ne lui laissant aucun sursis, aucune chance de survie. Je suis pensif. Je remonte la vitre et je contemple une dernière fois l’édifice. Combien de fois n’ai-je pas déjà rêvé d’aller là-haut, imaginé de me retrouver dans son appartement.

- Tu sais, Claude, je pense avoir une idée bien précise de la manière dont ton appartement était agencé ; les journaux et les livres te concernant l’ont tellement décrit en racontant les dernières minutes de ta vie ainsi que les instants qui ont suivi. J’étais bien déjà entré auparavant
dans l’immeuble,
 
 
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