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Dans les librairies Fnac dès le 1er mars 2008
En vente au Moulin de Claude François




 
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Sur les traces de Claude François


j’avais bien pris l’ascenseur jusqu’au 8ème étage et ensuite la volée d’escaliers qui menait au 9ème. Je n’avais pas voulu déranger les occupants par respect pour leur vie privée et c’était très bien ainsi. Je ne pouvais m’empêcher de penser à ces deux derniers jours, aux semaines antérieures. Le sort m’avait été vachement favorable. Depuis ce 29 mai 2007 où j’avais retrouvé la manchette de la chemise de soie, j’avais compris qu’un vent favorable m’avait à chaque fois poussé vers des endroits où Claude se manifesterait d’une manière ou d’une autre.

- Claude, je suis profondément convaincu que tu me portes chance, tu m’entends ? La poisse qu’on veut t’attribuer ne te ressemble pas et je ne pense pas un seul moment que tu aies eu de la malchance. La sortie de route à Orange ? Tu t’en es sorti avec le nez éclaté, ce même nez que tu as toujours voulu remodeler car il ne te plaisait pas. L’attentat du Hilton à Londres ? Tu as eu la chance inouïe de bénéficier de la présence d’une dame qui a fait écran entre l’explosion de la bombe et toi, elle t’a sauvé la vie sans le savoir ni le vouloir. La folle poursuite à 200 à l’heure sur l’autoroute du sud et les tirs de balle sur ta voiture ? Les impacts relevés ont prouvé qu’une balle est passée à quelques centimètres de toi avant de se loger dans la console centrale. Quant à ce stupide accident du 11 mars 1978, il s’agit d’une défaillance humaine, tu as payé de ta vie la négligence, ou le manque de temps, d’un électricien peu scrupuleux. Une chose est sûre, tu n’as pas souffert, tu n’es pas mort dans des conditions atroces, tu es mort comme tu as vécu, vite, trop vite ! Le temps d’un éclair ! Tu as été foudroyé en pleine gloire, marquant ainsi ta sortie d’artiste de la manière la plus symbolique qu’il puisse être. Tu es mort debout, tu te rends compte ?
 
 
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