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Dans les librairies Fnac dès le 1er mars 2008
En vente au Moulin de Claude François




 
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Sur les traces de Claude François


quelques notions scolaires de mathématique qu’il me reste… J’abandonne et je me lance à corps et à coeur perdus dans la lecture relatant la galerie des Claude François officiels et célèbres. Dingue, Yann est dingue, encore plus dingue que moi et Bernard Frédéric est à la masse, plus taré que n’importe quel passionné de Cloclo, … Ouf ! Je ne suis pas si atteint que ça ; mon cas n’est pas désespéré, je me soigne docteur, enfin j’essaie en tout cas, depuis plus de trente ans.

Bon, tout cela est fait pour me rassurer sur le fait que Cloclo attire toujours les foules et fait des émules chaque jour mais moi là-dedans, qu’est-ce que je deviens ? Et si je m’étais trompé sur toute la ligne et que ma propre existence ne valait pas un clou ?

Après tout, pourquoi les fans de Cloclo s’intéresseraient-ils à un livre qui parle d’un autre fan ? Ce qui les intéressait surtout, c’était d’en savoir encore plus sur leur idole, de pénétrer certains secrets d’alcôve, de pouvoir toucher du bout des doigts le tombeau du pharaon, de le suivre à la vie à la mort. Pour sûr, les fans, les vrais ne s’intéresseraient pas à la passion d’un quidam ; d’ailleurs leur idole leur appartenait et ils n’étaient pas prêts à partager ne fut-ce qu’un tout petit peu. Est-ce que moi j’étais prêt à partager la manchette en soie de la chemise de Claude ? A la découper en petits morceaux pour que chacun en ait une part ? Etais-je prêt à divulguer un élément de sa vie privée qu’ils ne connaissaient pas ? Avais-je des photos, un scoop, une relique plus précieuse que sa manchette de chemise ? Un costume de scène, un peignoir imprégné de sa transpiration, sa gourmette, sa montre ? L’avais-je côtoyé ? M’avait-il côtoyé à son tour ? Avais-je écrit pour lui ?Avait-il une quelconque estime pour ma petite personne ?
 
 
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