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Dans les librairies Fnac dès le 1er mars 2008
En vente au Moulin de Claude François




 
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Sur les traces de Claude François
mes écarts vocaux…Nous étions entre amis, en pleine campagne, sans autres témoins que le vieux chat, quelques lapins et le ciel étoilé du Lot qui est l’un des plus beaux du monde. La complicité était totale, d’un naturel que beaucoup auraient pu nous envier.

- Vas-y Cédric, mets la sauce, envoie la musique et fais-nous tout éclater, tout exploser, jour et nuit, nuit et jour.
- Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, voici le shoooowww de … Claaaûûûde Françooîîîs. Woaw !


Nous avons refait le monde jusqu’aux petites heures du matin, sous l’oeil ébahi des patriarches…Jamais, je n’aurais cru vivre un tel décalage de lieu et de temps. Me retrouver en pleines vignes dans le Lot avec des gens du terroir, des fils de paysans, des vrais de vrais qui connaissaient les textes de tes chansons et dansaient sur tes pas. Cette situation cocasse et tellement inattendue me rendait ivre de bonheur. Il ne manquait plus que les camions Podium, les ballons, les confettis, le public et…toi ! Je suis rentré vers cinq heures à pied et fourbu jusqu’à ma demeure que je distinguais de la ferme des Delon. Ta voix continuait à porter dans le ciel du petit matin. Les cinq cents mètres que j’avais à couvrir me paraissaient en faire dix fois plus – les effluves du vin de Cahors me tapissant l’intérieur des tempes - mais cela me permettait de participer de loin à ce spectacle incongru qui brisait le silence de cette profonde nuit d’été. Ursula dormait profondément, elle nous avait quittés tôt dans la soirée, refusant de se mêler à ces gens qu’elle ne connaissait que très peu et qui étaient tellement éloignés de notre manière de vivre. Je m’endormis à ses côtés en ayant l’impression d’avoir ressuscité Claude François le temps d’un soir. Je me demande encore aujourd’hui s’il ne nous a pas entendus, de là-haut, en cette nuit d’été de l’an 2006.
 
 
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