Et si Claude François avait été enlevé
le 23 janvier 1978 ?
Certes, son auriculaire sera partiellement coupé et il en sera
profondément révolté et chagriné, mais il ne posera pas ses
deux autres doigts sur cette satanée applique de cuivre… Il
évitera ainsi la décharge mortelle qui traversera son corps
quelques semaines plus tard et foudroiera tout son être pour
le clouer définitivement au sol. Certes, il aura très peur et
sera indéniablement marqué par cet événement sanglant
mais il restera en vie puisqu’il ne sera relâché que le … 28
mars 1978.Au fond d’une cave, ligoté, les mains derrière le
dos et une chaîne autour du cou, mutilé au niveau de l’auriculaire
certes, mais vivant, toujours vivant en ce 11 mars
1978 …
Claude lui-même a déclaré qu’il préférait vivre en souffrant
plutôt que de mourir heureux … ! Il est certain qu’il préférera
la place du baron Empain à la sienne ; je ne lui laisserai
pas le choix en tout cas. Il sera libéré le 26 mars 1978,
vêtu d’un survêtement de jogging bleu à rayures blanches,
maigre à outrance, pitoyable, un billet de dix francs dans la
poche pour téléphoner d’une cabine publique de la station de
métro Opéra. Il éclatera en sanglots dans la voiture qui l’emmènera
vers l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine mais
il sera en vie et pourra continuer à être Cloclo, le seul et
l’unique Cloclo, durant des dizaines d’années.