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Sur les traces de Claude François



J’ouvre le mail, la date s’affiche. Mardi 10 janvier 1978, 16 h 58.

- Messieurs, je m’appelle Eric-Antoine Verheyden.
J’ai appris que vous projetiez d’enlever une personnalité du monde financier et industriel afin d’exiger une rançon élevée. Je ne puis vous révéler mes sources et, de toute manière, vous ne me croiriez pas. Disons que je suis un visionnaire et que je sais ce qu’il va se passer dans les prochaines semaines. Pour des raisons trop compliquées à détailler dans cette lettre, je désire que Claude François soit isolé de sa vie quotidienne durant quelque temps et en tout cas jusqu’au 12 mars 1978 au moins. Puis-je vous suggérer de retenir sa candidature au poste d’otage ? Il y a plusieurs raisons à retenir sa candidature plutôt que celle du baron Empain, du baron de Rotschild ou de Marcel Dassault. Tout d’abord, parce qu’il est moins protégé que les trois autres et donc plus facile à kidnapper. De plus, ses horaires le conduisent à se déplacer la nuit en plein Paris car il est insomniaque et ne dort jamais avant quatre heures du matin. D’autre part, il est envisageable de l’intercepter chaque week-end lorsqu’il quitte ses bureaux du boulevard Exelmans pour rejoindre son moulin de Dannemois, proche de Milly-la-Forêt. Je peux vous fournir l’itinéraire détaillé ainsi que la description de son véhicule et le numéro de sa plaque d’immatriculation.
 
 
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