Et si Claude François avait été enlevé
le 23 janvier 1978 ?
Claude ne m'entend pas, il n'est plus là, je ne suis pas au
premier étage du boulevard Exelmans. J'ai franchi le seuil
de la porte et je suis monté, mais seulement de manière virtuelle
comme dans un logiciel de simulation, comme dans «
My second life » où tout le monde peut s'inventer une
deuxième vie. Réfléchissons calmement et soyons réalistes
. Claude n'acceptera jamais de m'accompagner avenue
Foch. Il ne me connaît pas, pourquoi accepterait-il de suivre
un étranger alors qu'il ne fait confiance à personne de prime
abord.
- Il ne faut pas croire que, mais toujours vérifier que .
Je lui rappellerai qu'on s'est échangé une lettre, qu'il m'a
serré la main à sa sortie de loge au Forest National, qu'il a
jeté sa chemise de soie dans la foule au concert de 1975,
qu'elle est tombée sur moi et que j'en ai précieusement
gardé la manchette, qu'il m'a envoyé son 33 tours dédicacé
en y inscrivant mon prénom sur la pochette, qu'il m'a encore
envoyé une carte postale en 1976, dédicacée elle aussi,
qu'on se connaît depuis 1972 et que je suis là pour l'aider,
pour le sauver !
Je lui dirai que je suis même prêt à prendre sa place à l'arrière
dans la limousine mais que cela ne servira à rien