Et si Claude François avait été enlevé
le 23 janvier 1978 ?
Tout cela ne relève plus de la simple coïncidence. Il y a trop
de points communs entre la fin de la vie de Claude et l'enlèvement
du baron Empain, trop de similitudes au niveau
temporel et géographique, trop de rapprochements sur le
plan comportemental des deux personnalités, tous deux se
considèrent comme des dieux vivants. Je ne peux ignorer
tous ces signes. Cette fois, j'ai un rôle à jouer, une mission
prioritaire à remplir : sauver la vie de Claude François. Le
sauver coûte que coûte, malgré lui s'il le faut. Car jamais il
ne m'accordera audience, jamais il ne me prêtera la moindre
attention si je lui annonce tout de go que je compte lui sauver
la vie. Jamais il ne me croira si je lui dis, en cette
seconde moitié du mois de janvier 1978, qu'il va mourir
électrocuté dans sa salle de bain. Il faut que je parvienne à
entrer au 122 boulevard Exelmans, à grimper les marches
de l'escalier quatre à quatre jusqu'au premier étage, à pousser
la première porte qui donne sur le bureau de Claude et à
me jeter dans l'un des deux sièges en cuir noir, face à lui,
pour le convaincre et lui dire :
- Claude, fais-moi confiance, je sais un tas de
choses, je suis là pour te sauver. On se connaît sans se
connaître, je suis ton ami depuis bien longtemps déjà, je
t'expliquerai plus tard. Je suis venu t'enlever à ton destin, tu vas fêter tes