Et si Claude François avait été enlevé
le 23 janvier 1978 ?
Il déclarera, lorsqu'on le questionnera sur sa vie durant les
années 1970 :
- A mon passage, les gens se couchaient, il me suffisait
d'avancer. Si un ministre me demandait quelque chose et
que je répondais par la négative, il n'insistait pas. J'ai toujours
été un joueur et j'avais quelques ardoises à gauche, à
droite. En 1978, il est exact que je ne savais pas comment
j'allais les régler, mais j'étais un dieu vivant et cela n'avait
pas beaucoup d'importance.
« 1978. Un dieu vivant. ». Ces mots résonnent dans mes
oreilles et cognent dans ma tête comme un souvenir fort et
douloureux. Malgré mon intérêt prononcé pour le sort du
baron Empain, je ne peux alors m'empêcher de pester sur la
date reprise en bas de l'écran, la date de sa libération est le
26 mars 1978; c'est la bonne année mais pas la bonne date
. Quinze jours trop tard !
Cette idée de dates ne me quitte jamais et traverse mon esprit de manière récurrente. Le programme des films télévisés, repris chaque semaine dans le magazine Ciné-Télé-Revue, ne m'interpelle que par rapport à la date de réalisation des dits
films. Les films diffusés sont repris sur une page à raison de quatre à cinq films par soirée et,