le livre l'auteur la maison d'édition la préface les extraits les photos les remerciements les clins d'oeil les clins d'oeil contact

Dans les librairies Fnac dès le 1er mars 2008
En vente au Moulin de Claude François

Des photos inédites de sa chambre, de sa terrasse, des révélations,...

Sur les traces de Claude François - livre de Eric-Antoine Verheyden







Paris 16ème, 122 boulevard Exelmans, 10 janvier 1978.

Je monte les marches quatre à quatre, je pousse la porte du premier étage et je me jette dans l’un des deux fauteuils de cuir noir. Claude me fixe et medemande de que je lui veux .

- Claude, fais-moi confiance, je sais un tas de choses, je suis là pour te sauver. Je suis venu t’enlever à ton destin, tu vas fêter tes 39 ans bientôt mais il va se passer quelque chose de grave. je t’en conjure, écoute-moi, nous avons rendez-vous le lundi 23 janvier avenue Foch à dix heures trente
... Tu t’assoiras à la place du baron Empain et je conduirai sa voiture en sortant du parking; des hommes armés intercepteront notre véhicule et t’enlèveront. Ce n’est pas grave, je vais tout t’expliquer. Cela paraît insensé, je sais, mais il faut que tu joues le jeu. C’est pour ton bien, tu comprends? Je préfère que tu sois séquestré quelques semaines plutôt que mort, stupidement électrocuté et perdu à jamais ...
D’ailleurs, pendant ce temps, l’électricien isolera les fils de l’applique de ta salle de bain. Et puis, tu imagines le coup de pub que cela te fera, toute la presse ne parlera que de cela : “CLAUDE FRANCOIS, enlevé au beau milieu du 16ème arrondissement en pleine journée. Des millions de fans l’attendent et se sont tous cotisés pour réunir le montant de la rançon. Les ravisseurs n’ont choisi ni Johnny, ni Sardou ou Aznavour; ils ont opté pour la seule vedette pour laquelle une somme de 3 millions d’euros pouvait être exigée !”


Claude ne m’entend pas. Ce n’est pas grave, j’écrirai la lettre aux ravisseurs et il sera choisi. Certes il aura un doigt partiellement coupé mais il évitera la décharge mortelle qui traversera son corps et le foudroiera quelques semaines plus tard. Claude m’a lui-même encore répété qu’il préférait vivre en souffrant plutôt que de mourir heureux ...